Réponse par l’équipe juridique des Editions Tissot
La personne (collègue de l’entreprise, ou conseiller extérieur si l’entreprise n’a pas de représentants du personnel) qui porte assistance à un salarié lors de l’entretien préalable n'a pas d'autres prérogatives que de l'aider à se défendre et à le soutenir moralement, mais il ne doit pas jouer un rôle d’avocat ni assurer sa défense à sa place. Est-ce à dire qu’il ne peut pas prendre la parole mais est un simple témoin ?
L’objet de l’entretien préalable tel qu’il est prévu par le Code du travail est en effet que le salarié lui-même s’explique sur les griefs qui lui sont reprochés. Dans cette optique, il doit pouvoir s'exprimer librement, sans que le salarié qui l’assiste intervienne à sa place au cours de l'entretien.
Ce dernier peut toutefois prendre part à la discussion si le salarié fait appel à lui. Il a par ailleurs une obligation de discrétion et est tenu au secret professionnel.