Congé parental d’éducation (CPE) : conditions pour bénéficier du congé |
Le salarié doit justifier pendant la période qui suit l’expiration du congé maternité ou d’adoption, d’au moins 1 an d’ancienneté dans l’entreprise.
Cette condition s’apprécie à la date de la naissance de l’enfant ou de l'arrivée au foyer d'un enfant adopté ou confié en vue de son adoption.
Le salarié a alors le choix entre :
Le salarié peut en bénéficier dès la fin de la période qui suit la fin du congé maternité ou d’adoption (légal ou conventionnel) jusqu’au 3e anniversaire de l’enfant, date à laquelle le congé prend fin.
Le congé parental d’éducation (à temps partiel ou à temps plein) a une durée initiale de 1 an. Le CPE peut être prolongé 2 fois pour prendre fin au plus tard au 3e anniversaire de l’enfant.
En cas d’adoption, le congé est limité à une durée de 3 ans si l’enfant a moins de 3 ans à son arrivée dans le foyer ; si l’enfant a plus de 3 ans mais moins de 16 ans, le congé est limité à 1 an à compter de son arrivée au foyer.
Une fois sa décision prise, le salarié vous informe du point de départ et de la durée de la période pendant laquelle il entend bénéficier soit d’un CPE à temps plein, soit d’une réduction de son temps de travail.
Si la période suit immédiatement le congé de maternité ou le congé d’adoption, le salarié vous informe au moins 1 mois avant le terme de ce congé. Sinon, le délai est de 2 mois au moins avant le début du CPE ou de l’activité à temps partiel.
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La durée du congé parental au-delà du 3e anniversaire de l’enfant peut être prolongée si vous et le salarié êtes d’accord. |
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Vous êtes obligé d’accéder à la demande du salarié si toutes les conditions sont remplies, même si cela risque de poser des problèmes d’organisation du travail compte tenu de l’absence du salarié ou de la réduction de son temps de travail.
Toutefois, même si le CPE permet au salarié de se consacre à l’éducation de son enfant, elle ne lui permet pas cependant de fixer lui-même son horaire de travail.
La fixation de l’horaire de travail du salarié, à défaut d’accord des parties, relève du pouvoir de direction de l’employeur.
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Une salariée a informé par courrier son employeur de son intention de bénéficier d’un CPE à hauteur de 80 %. L'employeur affecte la salariée à un poste de prospection en lui proposant par courrier, de travailler à raison de 28 heures de travail hebdomadaires :
Suite au refus de la salariée, 2 nouvelles propositions d’horaire de travail lui sont faites :
Elle refuse cette 2e proposition. Après avoir fait 4 propositions pour de nouveaux horaires de travail et devant le refus de la salariée qui invoquait que les propositions allait à l’encontre de sa demande de CPE et de son but recherché, l’employeur a décidé de la licencier pour cause réelle et sérieuse lui reprochant un refus des aménagements proposés pour l’exercice du CPE. |
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Afin de répondre aux demandes de réduction du temps de travail dans le cadre d’un CPE, les Editions Tissot vous proposent de télécharger un modèle de réponse :
La jurisprudence « congé parental d’éducation » a été réaffirmée à plusieurs reprises. Le refus de la répartition de ses nouveaux horaires par le salarié passant à temps partiel, dans le cadre d'un CPE, constitue une cause réelle et sérieuse de licenciement. C'est-à-dire que vous pouvez le licencier.
Si le salarié ne respecte pas ces horaires et qu’il ne se présente pas sur son lieu de travail, malgré les mises en demeure de son employeur, le licenciement pour faute grave serait justifié.
Pour plus d’information sur la jurisprudence « congé parental d’éducation », les Éditions Tissot vous conseillent leur ouvrage « Dictionnaire droit du travail et sa jurisprudence commentée ».
En résumé, si le Code du travail prévoit des facilités pour le ou la salarié(e) qui peut aménager son temps de travail pour élever un enfant, les nouveaux horaires de travail peuvent être fixés par les parties mais en cas de désaccord, c’est l’employeur qui a le dernier mot.